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Edito

La série

Personnages

Interview de James Van Der Beek

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Télé Poche a rencontré James Van Der Beek à Paris

Le personnage de Dawson est extraverti, vous-même semblez plus réservé...
    C'est assez vrai (sourire). Un vrai rôle de composition ! Mais les scénarios étant bien écrits, il m'est facile de me projeter dans mon personnage. À 22 ans, ce n'est pas trop compliqué de me rappeler ce que j'étais à l'âge de 15 ans.

Avez-vous des points communs avec Dawson ?
    Comme lui, j'ai fair du sport, du théâtre... J'ai eu les mêmes appréhensions vis-à-vis de l'existence, des filles et des relations amoureuses. Je pense que Dawson est aussi "cool" qu moi. En revanche, il a du mal à gérer la réalité. J'ai passé ce cap.
À replonger dans l'adolescence, de quelle façon la décririez-vous ?
     C'est une période où des opportunités illimités se présentent, peu de portes sont fernées. Ces nouvelles expériences peuvent engendrer des moments douloureux, mais on s'amuse bien aussi.
Comment expliquez-vous le succès de la série dans les différents pays où elle est diffusée ?
     Américains ou Français, tous les jeunes ont les mêmes problèmes existentiels. L'intérêt de la série est qu'elle privilégié la façon dont les adolescents ressentent les choses. Les personnages évoquent des sujets qui sont rarement abordés dans la vie quotidienne : l'amour, l'amitié, l'attirance, les rapports parents-enfants. Autant de problèmes personnels que les gens gardent en général pour eux. D'ailleurs, j'ai davantage évoqué tout cela en interprétant le personnage de Dawson, que dans ma propre vie.

 

La série "Dawson" n'est pas uniquement regardée par les 13-14 ans, de jeunes adultes suivent aussi vos aventures...
     Ce sont les ados qui sont ciblés, mais je crois que les adultes se souviennent de ces années-là avec émotion. Les gens se retrouvent dans ces histoires et les revivent.
Le langage, les situations sont très réalistes, mais le cadre paraît décalé, protégé, presque idéalisé...
     Des lieux comme Capeside existent mais si les auteurs ont voulu donner un aspect magique à la ville, c'est pour se concentre sur le contenu romantique de "Dawson".

Que se passe-t-il dans les nouveaux épisodes, diffusés à partir du 18 avril ?
     Trois nouveaux personnages apparaissent : Andie McPhee (Meredith Monroe), son frère Jack (Kerr Smith) et Abby (Monica Keena). Je peux juste dire que le ton est plus réfléchi, sans être sombre ou pessimiste.

Le succès a-t-il changé votre vie ?
     Il m'est plus difficile de sortir incognito dans la rue. Les relations avec les filles sont aussi plus complexes : s'intéressent-elles au garçon que je suis ou sont-elles attirées par ma notoriété ?
Ceci dit, le succès m'a ouvert les portes du cinéma. Cet été, je vais tourer un western.
Un western ?
     Oui, oui, avec Dylan McDermott. Je suis impatient de le rencontrer : j'aime bien la série "The practice" (diffusée sur "Série Club") dont il es le héros, et il a la réputation d'être sympa. "Texas Rangers" évoque l'univers de jeunes hommes qui sont formés pour devenir shérifs.
Qu'est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
    Le personnage, son évolution... C'est l'occasion également de sonner un autre image que celle de la série "Dawson".
Pourquoi ? elle vous pèse ?
     Non, la série se poursuit, encore trois ans, je crois. Ainsi, Dawson évoluera jusqu'à l'âge adulte.

Entretien : Virginie Savignoni

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