

Le personnage de Dawson est extraverti,
vous-même semblez plus réservé...
C'est assez vrai (sourire). Un vrai rôle de composition !
Mais les scénarios étant bien écrits, il m'est facile de me projeter dans mon
personnage. À 22 ans, ce n'est pas trop compliqué de me rappeler ce que j'étais à
l'âge de 15 ans.
Avez-vous des points communs avec Dawson ?
Comme lui, j'ai fair du sport, du théâtre... J'ai eu
les mêmes appréhensions vis-à-vis de l'existence, des filles et des relations
amoureuses. Je pense que Dawson est aussi "cool" qu moi. En revanche, il a du
mal à gérer la réalité. J'ai passé ce cap.
À replonger dans l'adolescence, de quelle façon la décririez-vous ?
C'est une période où des opportunités
illimités se présentent, peu de portes sont fernées. Ces nouvelles expériences peuvent
engendrer des moments douloureux, mais on s'amuse bien aussi.
Comment expliquez-vous le succès de la série dans les différents pays
où elle est diffusée ?
Américains ou Français, tous les jeunes ont les
mêmes problèmes existentiels. L'intérêt de la série est qu'elle privilégié la
façon dont les adolescents ressentent les choses. Les personnages évoquent des sujets
qui sont rarement abordés dans la vie quotidienne : l'amour, l'amitié, l'attirance, les
rapports parents-enfants. Autant de problèmes personnels que les gens gardent en
général pour eux. D'ailleurs, j'ai davantage évoqué tout cela en interprétant le
personnage de Dawson, que dans ma propre vie.
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La série
"Dawson" n'est pas uniquement regardée par les 13-14 ans, de jeunes adultes
suivent aussi vos aventures...
Ce sont les ados qui sont ciblés, mais je crois
que les adultes se souviennent de ces années-là avec émotion. Les gens se retrouvent
dans ces histoires et les revivent.
Le langage, les situations sont très réalistes, mais le cadre paraît
décalé, protégé, presque idéalisé...
Des lieux comme Capeside existent mais si les
auteurs ont voulu donner un aspect magique à la ville, c'est pour se concentre sur le
contenu romantique de "Dawson".
Que se passe-t-il dans les nouveaux
épisodes, diffusés à partir du 18 avril ?
Trois nouveaux personnages apparaissent : Andie McPhee (Meredith
Monroe), son frère Jack (Kerr Smith) et Abby (Monica Keena). Je peux juste dire que le
ton est plus réfléchi, sans être sombre ou pessimiste.
Le succès a-t-il changé votre vie ?
Il m'est plus difficile de sortir incognito dans
la rue. Les relations avec les filles sont aussi plus complexes : s'intéressent-elles au
garçon que je suis ou sont-elles attirées par ma notoriété ?
Ceci dit, le succès m'a ouvert les portes du cinéma. Cet été, je vais tourer un
western.
Un western ?
Oui, oui, avec Dylan McDermott. Je suis impatient
de le rencontrer : j'aime bien la série "The practice" (diffusée sur
"Série Club") dont il es le héros, et il a la réputation d'être sympa.
"Texas Rangers" évoque l'univers de jeunes hommes qui sont formés pour devenir
shérifs.
Qu'est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
Le personnage, son évolution... C'est l'occasion
également de sonner un autre image que celle de la série "Dawson".
Pourquoi ? elle vous pèse ?
Non, la série se poursuit, encore trois ans, je
crois. Ainsi, Dawson évoluera jusqu'à l'âge adulte.
Entretien : Virginie Savignoni |